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Dernier livre de Sokal

23 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

Je viens juste d'acheter le dernier livre d'Alan Sokal : "pseudosciences et post-modernisme : adversaire ou compagnons de route ?", aux éditions Odile Jacob. Je n'en suis qu'au début mais c'est déjà passionnant. J'ai remarqué un petit schéma amusant p 45 : Sokal trace un axe qui va des véritables sciences aux pseudosciences, fondé sur l'importance des preuves empiriques, et cela donne à peu près cela :

théorie atomique--oscillation des neutrinos-------------théorie des cordes-----------------fusion froide-------------------------------------------homéopathie-------astrologie, créationisme, religions. 

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Débat sur les IUFM

20 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

Un débat sur l'avenir des IUFM, qui promet d'être intéressant, aura lieu samedi 22 à la Sorbonne.

On peut consulter le site : http://www.qsf.fr/

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Youn Sun Nah

17 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

 

 

 

Je n’ai pas spécialement l’intention de me transformer en critique musical, je n’en ai d’ailleurs pas les capacités. Cependant, j’essaierai à l’occasion de faire partager quelques coups de cœur à mes (fidèles !) lecteurs.

 

Je suis venu tardivement au jazz et à la musique classique, mais j’en écoute de plus en plus, et je suis rarement déçu. La qualité des musiciens, leur dévouement à la musique et leur humilité m'inspirent presque toujours le respect, tandis que la scène pop/rock me semble envahie depuis quelques années par de jeunes analphabètes dont la totale absence de créativité n’a d’égale que la suffisance et la prétention. En terme de marché du disque, les proportions sont inverses. Les musiciens de talent vivent le plus souvent chichement de leur art, passent leur temps en tournée et se déplacent parfois de loin pour jouer devant 30 personnes, en donnant tout ce qu’ils ont.

 

Le quintet de jazz de la chanteuse Youn Sun Nah est incontestablement de cette trempe là, donnant sans compter, jouant avec un plaisir palpable. Malgré leur jeune âge ils ont su développer un style vraiment original, fait de mélodies simples et qu’on se surprend à fredonner, tantôt puissamment rythmique, tantôt aérien et envoutant. Youn Sun Nah est une chanteuse de grand talent, servie par des musiciens inspirés. Mais ce n’est pas seulement ça : c’est avant tout un groupe, ou chacun apporte sa touche.

Je les ai découverts il y a de ça trois ans, et je ne les ratent pas dès qu’ils passent près de chez moi. Il faut absolument les voir en concert si vous en avez l’occasion, c’est la meilleur façon de les découvrir, et c’est vraiment réjouissant. Il serait d’ailleurs urgent qu’ils sortent un live où l’on pourrait retrouver leurs impros. En attendant on peut se procurer leurs deux premiers et excellents albums : Light for the people, et So I am. Le Youn Sun Nah quintet est sans conteste l’une des révélations de la scène jazz française de ces dernières années, et en ce qui me concerne c’est le groupe qui m’a procuré le plus de plaisir en concert (avec le génial clarinettiste New-Yorkais David Krakauer dont il faudra que je parle un jour). Ne les manquez pas !

Pour en savoir plus, vous pouvez aussi lire cet article dans jazzbreak.

 

Vous pouvez aussi écouter un extrait.

 

D'autres extraits ici.

 

 

 

 

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Paradoxes mathématiques

10 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

L'article de Jean-Paul Delahaye dans le dernier numéro de Pour la Science traite de deux raisonnements mathématiques (probabilistes dans les deux cas) tout ce qu'il y a de plus rigoureux, mais dont la conclusion est tellement contraire à notre intuition que l'on a coûtume de les appeller "paradoxes".

Le premier est le paradoxe de Monty Hall, que j'ai également traité ainsi qu'une de ses variantes sur cette page.

Le second, qui m'était inconnu est qui est très troublant, est "l'énigme des Sophies". L'énoncé est le suivant : 1er cas : une famille de deux enfants a au moins une fille, 2e cas : une famille de deux enfants a au moins une fille qui s'appelle Sophie. Dans les deux cas il faut déterminer la probabilité que la famille ait deux filles. Notre intuition nous hurle que les deux probabilités seront égales, et pourtant ce n'est pas le cas ! La première probabilité vaut 1/3 et la seconde 1/2. Je vous invite à lire l'article de J.P Delahaye pour plus de précisions.

Le point commun entre ces deux "paradoxes" est de montrer que notre intuition n'identifie pas toujours très bien le contenu en information d'une situation. Un autre célèbre paradoxe du même genre est celui de Hempel, aussi connu sous le nom de paradoxe de l'induction. Soit la conjecture : "tous les corbeaux sont noirs". Si vous voyez un corbeau noir, deux corbeaux noirs, trois corbeaux noirs etc... vous serez sûrement d'accord pour dire que la probabilité que cette conjecture soit vraie augmente. Vous le serez peut-être moins si je vous dis qu'il en va de même si l'on voit... une vache blanche ! Rendez vous sur cette page sur mon site si vous souhaitez en savoir plus.

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Trois articles importants

6 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

Je signale en vitesse trois articles importants parus dans les archives hier : l'article de Han et Ma et celui de Thiemann qui démontrent par des techniques différentes l'existence d'un opérateur de "contrainte maîtresse" pour la gravité quantique à boucles, ce qui constitue une avancée majeure dans le programme établit par Thiemann. L'autre article est celui de Padmanabhan, et traite de la possibilité de dériver la relativité générale d'une action contenant uniquement des termes de surface accessibles à tous les observateurs, et de l'interprétation thermodynamique de cette action. Je n'ai pas eu le temps de lire en détail ce nouvel article, donc j'ignore s'il contient de nouvelles choses par rapport à ceux dont j'ai déjà parlé ici. Quoi qu'il en soit, cette approche me semble être une indication très forte en faveur d'une structure "atomique" de l'espace-temps à petite échelle, au même titre que le calcul de l'entropie d'un trou noir par Bekenstein et Hawking.

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Matheux fermions et physiciens bosons

4 Octobre 2005, 00:00am

Publié par Fabien Besnard

J’ai découvert sur le site d’Alain Connes ce charmant petit texte intitulé « Advice to the beginner » (conseil au débutant). Il s’agit de débutant chercheur en mathématiques, mais ses conseils peuvent sûrement s’appliquer à bien d’autres disciplines… même si Alain Connes remarque que « les mathématiciens ont tendance à se comporter comme des fermions, c’est-à-dire évitent de travailler dans des domaines trop à la mode, tandis que les physiciens se comportent bien plus comme des bosons qui se rassemblent en larges groupes et survendent souvent leurs travaux, une attitude que les mathématiciens regardent avec dédain ».  Il y a du vrai, mais il me semble qu’il faut nuancer le propos sur deux points. Tout d’abord, et à la décharge des physiciens, leur comportement bosonique est souvent dicté par les impératifs de la compétition académique et la dureté du marché du travail bien plus que par une inclination naturelle au grégarisme. Ceci s’applique d’ailleurs non seulement en physique mais à l’occasion en mathématiques. Enfin, il existe des physiciens intrinsèquement fermioniques, l’exemple d’Einstein vient immédiatement en tête. Il est d’ailleurs probable que les prochaines grandes avancées conceptuelles que connaîtra la physique théorique seront dues à un physicien de cette sorte, qui aura su se mettre à l’abris des modes pour réfléchir aux problèmes fondamentaux, une attitude malheureusement bien peu payante sur le plan de la carrière.

 

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