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Des réponses aux questions pénibles sur l'IA et l'enseignement des maths

25 Septembre 2026, 10:00am

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Publié par Fabien Besnard

Pour ceux qui vivraient sur la planète Mars ou qui sortiraient d'un séjour prolongé dans la carbonite, je résume la situation. Conjecture de rigidité de Connes, problèmes d'Erdös, existence d'un groupe dénombrable non sofique, et tout récemment, problème de la régularité des solutions de Navier-Stokes,
les derniers mois ont vu tomber, sous les coups de l'IA, des résultats difficiles, à la pointe des mathématiques, et dans toutes ses branches.

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur la façon dont ces résultats ont été obtenus, mais ce qui nous importe ici c'est que les progrès de l'IA dans ce domaine ont été si spectaculaires que  chacun en a entendu parler, sous une forme plus ou moins tronquée.

Alors, ça ne va pas manquer : des fâcheux qui ne comprennent rien aux mathématiques et qui ont une dent contre tous ceux qui, comme vous, pratiquent ou enseignent cette discipline, vont lâchement profiter de la situation pour tenter de vous déstabiliser en vous posant, avec une fausse ingénuité, cette question : 

"Mais alors, les maths, ça ne sert plus à rien, maintenant que les IA peuvent répondre à toutes les questions ?" (Petit sourire narquois aux lèvres, prends ça dans les gencives, matheux !)

Mieux vaut préparer la riposte car je vous assure que cette question va vous faire saigner les oreilles d'ici peu. Alors je vais essayer de vous aider, en me concentrant sur l'enseignement plutôt que sur la recherche (pour laquelle la situation est très complexe : j'en parlerai peut-être ailleurs).

Distinguons d'abord 3 types de fâcheux.

1er type de fâcheux : l'élève.

Sa question sera plutôt :
   "Mais Monsieur/Madame, ça sert plus à rien les maths, pourquoi il faut apprendre ça ?". 

Directe et grossière, son attaque n'en est que plus déstabilisante. D'autant plus qu'il est capable de la répéter 10 fois dans l'année, malgré les arguments que vous lui opposerez ! Et c'est là le piège : n'ayez pas la naïveté de penser qu'il pose une vraie question, qu'il attend des arguments. Non, il se plaint, c'est tout. Il vous signifie de façon un peu agressive qu'il s'ennuie. Alors, ne jouez pas son jeu. Répondez par une pirouette, déstabilisez-le à son tour. Vous pouvez repérer une de ses habitudes discrètes, comme par exemple regarder des vidéos stupides à raison de 15 h par jour, et lui demander à quoi ça sert. Ou lui dire que les cours de maths exercent sa capacité à supporter l'ennui, ce qui lui sera très utile plus tard en réunion professionnelle. Ou encore : "Je pourrais te  répondre, mais tu ne comprendrais rien parce que tu  n'écoutes pas assez en cours !".  Ce genre de chose. Si vous mettez les rieurs de votre côté, vous avez gagné. Si vous hésitez à taper fort, vous n'êtes pas fait pour ce métier.

2e type de fâcheux, celui qui a d'autant plus d'idées sur les maths ou leur enseignement qu'il n'y connaît strictement rien. Ce fâcheux est dangereux car répandu. Il y en a à tous les coins de rue et il vous attaquera sans prévenir : à votre pendaison de crémaillère, aux réunions de familles, en réunion parents-professeurs (c'est souvent un parent de fâcheux du premier type), etc.

Contrairement à celui  du premier type, il n'aura pas toujours la décence de vous poser une question, même rhétorique : il vous assénera ses idées sans préambule. Attention à ne pas le sous-estimer : vous pensez que vous en avez vu d'autres,  que chaque innovation technologique, calculatrices, ordinateurs, internet, a fait sortir du bois des générations de fâcheux du 2e type que vous avez déjà affrontés. Il y avait même parmi eux des ministres de l'éducation. Mais attention, le dernier variant est très virulent. Il a lu quelque part un article auquel il n'a rien compris sur Navier-Stokes, mais, même à travers les brumes de son ignorance, il en a tiré un argument : si les machines sont plus fortes que les humains en maths, à quoi sert-il d'enseigner encore les maths ? Et cette fois, il faut lui accorder qu'il ne dit pas complètement n'importe quoi : vous n'allez pas pouvoir balayer ça d'un revers de la main.

Pour répondre sans vous lancer dans digressions philosophiques sur la nature des maths pratiquées par les machines vs celles pratiquées par les humains, qui risquent de passer au dessus de la tête de votre interlocuteur et, pire, de se retourner contre vous dans 6 mois, tellement les choses évoluent vite, je vous conseille de commencer par désamorcer le discret sophisme de la question : pourquoi supposer que le choix des matières à enseigner ait un quelconque rapport avec les capacités des machines dans ce domaine ? Cela fait longtemps qu'elles maîtrisent mieux que nous les langues étrangères : faut-il cesser de les enseigner ? Même chose avec les tables de multiplication, la conjugaison, etc. On peut multiplier les exemples.

Le point clef ici est qu'on ne peut pas tout déléguer à une machine : il y a des compétences et des connaissances de base qu'on doit internaliser au risque d'être gravement handicapé dans la vie quotidienne. Si votre métier est de vendre du pain et que vous sortez la machine à calculer pour connaître le prix de 2 baguettes tradition (je l'ai déjà vu), il y a un soucis. Et au-delà des connaissances de base, il y a ce qu'on appelle la culture, qui doit rester un objectif, et même l'objectif central, de l'éducation, indépendamment des évolutions techniques. Vous devez, par exemple, avoir une vague idée de ce qui s'est passé entre 1939 et 1945 sans avoir besoin consulter une IA. Un ignorant avec une encyclopédie sous le bras est toujours un ignorant.

On peut ajouter que la connaissance en elle-même n'est pas nécessairement le seul bénéfice  de l'apprentissage : il y a aussi la transformation qu'elle opère en nous. Platon l'avait déjà fait remarquer il y a 25 siècles : dans la République, Glaucon justifie l'enseignement de l'astronomie par son utilité pour l'agriculture, la navigation et l'art militaire (via les prédictions astrologiques !). Socrate se moque de cette manière de défendre la discipline : 

"Tu m'amuses, dis-je ; on dirait que tu as peur que le vulgaire ne te reproche de prescrire des études inutiles. Or les sciences que nous choisissons ont une utilité qui n'est pas négligeable, bien qu'elle soit difficile à concevoir, c'est qu'elles purifient et ravivent en chacun de nous un organe de l'âme, gâté et aveuglé par les autres occupations, organe dont la conservation est mille fois plus précieuse que celle des yeux du corps, puisque c'est par lui seul que l'on aperçoit la vérité.


(Émile Chambry, Platon, Œuvres complètes, tome VII, 1re partie : La République, livres IV–VII, Les Belles Lettres, 1933.)
 
L'enseignement n'a donc pas seulement pour fonction de nous faire acquérir des connaissances utilisables. Il nous transforme. Un peu comme la pratique sportive : elle nous apprend à respecter des règles, elle est source de plaisir, mais aussi permet de nous maintenir en forme. C'est une sorte d'hygiène. Eh bien les maths c'est pareil : en plus de leur valeur intrinsèque, elles participent à l'hygiène de l'esprit.

À ce stade le débat va probablement dévier : on vous concèdera qu'il faut bien continuer à enseigner les maths (un point pour vous), mais peut-être à moindre dose ou différemment. Comme c'est l'angle d'attaque du 3e type de fâcheux, je vais maintenant me tourner vers lui.

Le fâcheux du 3e type : il s'agit d'une personne, ministre, chef d'entreprise, directrice de grande école,  etc. qui est en position d'embaucher et/ou de former plus ou moins de mathématiciens, ou d'influer dans un sens ou dans un autre sur la façon d'enseigner les maths. Au fond, ce sont des fâcheux du 2e type qui se sont hissés à une position de pouvoir (mon hypothèse est donc que les 3 types de fâcheux forment un continuum). Ils en sont bien sûr d'autant plus dangereux.

Leur attaque sera d'emblée plus subtile et semblera raisonnable : l'IA étant en train de modifier profondément la façon de faire des mathématiques, et ce à tous les niveaux, il faut adapter notre façon de l'enseigner.

Tout d'abord, n'essayez pas de vous opposer frontalement à cet argument : vous allez passer pour un réactionnaire borné. Essayez plutôt de passer pour quelqu'un de raisonnable et de faire endosser à votre contradicteur le rôle de l'apprenti sorcier. Pour cela il vous suffira de rappeler que si la situation est d'une ampleur sans précédent, elle n'est pas nouvelle sur le fond.

Les premiers à avoir joué avec le feu sont les mathématiciens eux-mêmes : dans les années 70 on a voulu prendre acte de la transformation profonde des maths depuis le 19e siècle, avec l'introduction de nouveaux objets d'études. Le slogan était "À bas Euclide !". Cela a donné la catastrophe des maths modernes, qui doit servir d'exemple de ce qu'il ne faut absolument pas faire, à savoir tout bouleverser de fond en comble en faisant preuve d'une totale irresponsabilité pédagogique. Plus tard on a été si ébloui par l'informatique qu'on a remplacé les problèmes de géométrie par Scratch le chat. Nous en paierons le prix encore longtemps.  On pourrait aussi parler du remplacement des manuels par des manuels numériques, etc.

Bref, avancez l'idée qu'un principe de précaution doit guider toutes les réformes de l'enseignement, qui ne sauraient être introduites qu'à petites doses, après expérimentation, et poursuivies uniquement si un retour d'expérience montre leur pertinence. Bien sûr cela suppose de procéder avec rigueur et objectivité scientifique, qui ne sont pas forcément les vertus les plus répandues dans les "sciences" de l'éducation. Mais c'est un autre débat…

À ce stade, la charge de la justification devrait changer de camp : après tout, ce n'est pas à vous de défendre l'enseignement traditionnel des maths, c'est au réformateur de démontrer sans équivoque, et par l'expérience, le bénéfice, et surtout l'absence de risque, de leurs merveilleuses propositions.

Pour transformer l'essai, il vous suffira de rappeler que les maths enseignées jusqu'à la classe de première sont extrêmement basiques, que l'horaire dédié est historiquement bas, et que les débats sur l'apport de l'IA sont assez lunaires par rapport à la réalité du terrain : on parle de savoir comment l'IA va transformer l'enseignement, alors que dans une salle de classe réelle, le problème serait plutôt de savoir si un élève de seconde sait manipuler une fraction, résoudre une équation élémentaire ou comprendre ce que signifie une implication...

Voilà. J'espère que, si vous en aviez besoin, j'ai pu vous donner quelques armes pour les débats à venir. Mais la plus importante est sans doute la patience, car je pense qu'ils ne sont pas prêts de cesser...
 

(J'ai utilisé l'IA pour corriger l'orthographe, quelques points de grammaire et de style, ainsi que pour localiser la citation de Platon.)

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Les maths en profondeur : parution des livres de terminale

16 Septembre 2026, 11:19am

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Publié par Fabien Besnard

J'ai le plaisir de vous annoncer la sortie de mes deux derniers livres de la série "Les maths en profondeur" pour le lycée : terminale spé maths et terminale maths expertes.

Vous y trouverez, comme c'est l'usage dans cette collection, des démonstrations précises de (presque) toutes les propriétés de cours, ainsi que des centaines d'exercices corrigés.
Le style est toujours oral et décontracté, avec les interventions (questions, remarques) de Natacha et Martin, mes deux élèves virtuels !

Et bien sûr, il y a plein de compléments : accroissements finis, ensembles convexes, courbes paramétrées, coniques, produits vectoriels et mixtes en spé maths, similitudes, polynômes d'une variable complexe, graphes planaires, introduction à la crypto, aux groupes, à la géométrie sphérique et aux polyèdres réguliers en maths expertes.

Comment ça, je me suis lâché ? Oui, bien sûr, tout n'est pas faisable en une année de terminale : les lecteurs prendront ce qu'ils souhaitent et garderont le reste pour plus tard.  
Vous pouvez commander les livres ci-dessous. En plus, ils ne sont même pas chers...


 

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Préparer sereinement son entrée en prépa scientifique

12 Août 2026, 18:27pm

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Publié par Fabien Besnard

L’entrée en prépa scientifique, CPGE ou prépa intégrée, constitue un véritable changement de rythme et de méthode. Or, les différences entre les lycées d'origine peuvent être importantes : certains élèves ont déjà été un tant soit peu familiarisés avec les raisonnements, les méthodes de travail et le niveau d’exigence auxquels ils seront confrontés dans le supérieur, tandis que d’autres, pourtant très bons élèves de Terminale, les découvrent au moment même où commence leur classe préparatoire. Et ça peut faire mal...

Je travaille depuis assez longtemps dans le supérieur pour avoir vu le schéma se répéter un peu trop souvent à mon goût. C’est précisément pour cette raison que j'ai écrit les livres de la collection "Les maths en profondeur". Pour aider ceux qui n'ont pas la chance d'être dans "le bon lycée", je passe maintenant à l'étape suivante, avec une formation complémentaire en ligne qui démarre dès la rentrée.

La progression est conçue comme une transition entre le lycée et l’enseignement supérieur. Elle reprend certaines notions du programme de Terminale pour les approfondir, en insistant particulièrement sur les raisonnements, la rédaction et les méthodes qui seront utiles par la suite. Elle initie à d'autres, qui seront développées dans le supérieur. 

L'esprit, similaire à celui de la collection Les maths en profondeur est résolument tourné vers la construction d'images mentales et la formation de l'intuition. Il ne s'agit donc pas de fournir des recettes à appliquer, mais de mettre en évidence la nécessité de chaque définition, de motiver chaque méthode.

La formation est entièrement en ligne et se déroule en petits groupes. Les séances, d’une durée d’environ une heure quinze à une heure trente, permettent de conserver un véritable échange avec les élèves tout en leur donnant progressivement les méthodes de travail et les habitudes de raisonnement propres à l’enseignement supérieur.

La première séance est gratuite, mais l'inscription est obligatoire : tous les détails sont donnés sur cette page, sur laquelle les thèmes des différentes séances sont également détaillés. Vous pouvez aussi visionner cette vidéo.

À bientôt !

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Les maths en profondeur : classe de première

5 Mars 2025, 14:09pm

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Publié par Fabien Besnard

Je suis très heureux de vous annoncer la sortie de mon nouveau livre de la série "Les maths en profondeur", consacré au programme de première.

Fidèle à l'esprit du premier, j'ai essayé de combler certaines carences des programmes actuels.

Tout est présenté (je l'espère, en tout cas) de façon rigoureuse, sans tomber dans l'aridité.

Par soucis de cohérence et d'équilibre entre les années, j'ai été amené à anticiper largement sur certains chapitres de terminale (notamment les limites, la continuité, la géométrie dans l'espace).

Ce livre, qui comporte plus de 350 exercices corrigés, pourra intéresser les élèves voulant vraiment approfondir le programme, les candidats aux concours de l'enseignement, et plus généralement tous ceux qui souhaitent disposer d'une référence en mathématiques élémentaires.

Sinon vous pouvez aussi l'acheter juste pour soutenir un auteur indépendant qui en train de mettre tout son cœur dans l'écriture du 3e volume !

 

 

PS : N'hésitez pas à me laisser des commentaires (élogieux, bien sûr !) sur les sites de vente en ligne, c'est très important !

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Les maths en profondeur (Seconde)

31 Mai 2024, 12:15pm

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Publié par Fabien Besnard

C'est avec beaucoup de plaisir que je vous informe de la parution de mon livre "Les maths en profondeur", destiné aux lycéens motivés et passionnés par les maths (et il y en a plus qu'on ne croit !). Il s'agit du premier tome, c'est pour le niveau seconde, mais je fais du hors-programme complètement assumé, et je zappe les parties les plus triviales : ce n'est donc pas un manuel, plus un livre d'approfondissements. J'ai essayé d'être rigoureux sans être ennuyeux. Pour ça j'ai utilisé 2 personnages qui interviennent pour poser des questions et rendre le style oral d'un cours (mes anciens élèves les reconnaîtrons). J'ai suivi une organisation géométrico-ensembliste, en m'inspirant des manuels des années 1980 (Warusfel en particulier). Enfin j'ai accordé une place importante à l'histoire des maths.
Si vous m'avez lu jusqu'ici, vous devez logiquement être convaincu qu'il vous faut ce livre ! N'hésitez pas à en acheter plusieurs pour tous les membres de votre famille, dont vous ferez la joie à peu de frais. Et surtout, si vous l'avez lu et aimé, n'hésitez pas à laisser des commentaires dithyrambiques sur les sites de vente en ligne. Par cette bonne action, vous aurez ma gratitude éternelle et permettrez que le livre soit un succès et qu'un tome 2 voie le jour. Merci d'avance !



Voici le lien pour commander (notez la couverture chatoyante et le prix dérisoire), et un autre pour lire des extraits.

 

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Blog sur les négociations entre le consortium Couperin et Elsevier

23 Juin 2019, 14:42pm

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Publié par Fabien Besnard

Vous trouverez une analyse détaillée de ce qui s'apparente de plus en plus à un scandale sur le blog de Frédéric Hélein.

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L'énergie noire, slogan publicitaire ou réalité ?

18 Décembre 2017, 08:57am

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Publié par Fabien Besnard

J'ai publié un article de vulgarisation dans The conversation, vous pouvez le lire ici.

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Le scandale du bac 2016 (suite)

22 Juin 2016, 12:23pm

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Publié par Fabien Besnard

Il y a un an j'avais faitla prédiction que l'un des sujets du bac 2016 donnerait lieu à une pétition. Aujourd'hui je reconnais humblement mon erreur : j'avais prévu qu'il s'agirait d'un sujet de science, or il comme chacun sait cette année c'est le sujet d'Anglais qui est en cause...

La différence c'est que tout-un-chacun a plus de facilité à juger de la pertinence des réclamations...

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A combinatorial problem

6 Mars 2016, 16:08pm

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Publié par Fabien Besnard

A colleague of mine had to arrange his students into groups of 3 (let us assume there are 3n students to begin with). At each new session he would have to randomly generate new groups. So far this is not difficult, but the students complained that they often ended up in the same group. So there is now a constraint : each given couple of students cannot be in the same group more than once.

In order to be clear let us say that a 3-partition is a partition of the 3n students into n groups of 3 students.

The problem is to find a way to generate the longest possible sequence of 3-partition such that no couple of students lies in the same group more than once. This looked simple at first, but I could not solve it. I order to understand the complexity of it you have to play around with some examples.

For n=1 there is obviously only one possible 3-partition. For n=2, say you first partition the students like this : (123)(456). It takes little time to realize than it is not possible to find a second 3-partition satisfying the constraint. Indeed, students 1,2 and 3 have to fall in 3 different groups and there are only 2 of them !

For n=3 I let you work a little bit to find a sequence of 4 admissible 3-partition. Hence if there are 12 students, my colleague will be able to run 4 sessions in a row without the students complaining !

Is 4 optimal ? Yes, it is. If the students are numbered 1,2,...,9, then student 1 will be successively with 2 different students in each session, that is 8 other students. Since no other student is available, there cannot be a fifth session. Generalizing this reasoning sets an upper bound to the length of the sequence : E((3n-1)/2), where E is the integer part.

I found a way to realize this optimum if n is a power of 3. In that case, we can imagine that the students are the points in the affine space V=(Z/3Z)^k, where 3n=3^k. The groups of 3 students will be parallel lines, and a 3-partition will be a partition of V into parallel lines. It is not difficult to count them (there are 1+3+...+3^(k-1) of them, which is precisely (3n-1)/2) and show that they satisfy the constraint. However the general case seems much more difficult.

In the case n=4 I have convinced myself that one cannot continue the following sequence of 3-partitions :

(123) (456) (789) (10 11 12)

(9 1 11) (12 4 2) (3 7 5) (6 10 8)

(5 9 10) (8 12 1) (11 3 4) (2 6 7)

I case you wonder how I found it, try to look at the pattern formed by 1, 2 and 3 in the second row : I have sent 1, which was at the first position in the first group, in the first group but in second position, 2 in the second group third position, 3 in the third group third position. Similarly if (a_0 a_1 a_2) is my group number k then I send a_0 in the group k at position 2, a_1 in group k+1 mod 4 at position 3 and a_2 in group k+2 mod 4 at position 1. This trick can be used for any n>3 but unfortunately only provides sequences of 3 admissible 3-partitions.

However, even if this sequence cannot be continued, I could not prove that no longer sequence exists. Can you ?

Finally, here is another simple trick : if (a_0 a_1 a_2) is the k-th group in some row, then in the next row you can send a_0 in the k-th group, a_1 in the group k+1 mod n, and a_2 in the group k+2 mod n, each time at the same position. When n is even it gives a sequence of length n/2, but when n is odd it is twice more efficient, giving a sequence of length n.

It may be that experts in graph theory will recognize this problem. Indeed, let us draw a graph G where each vertex is a student, linking them if they have been in the same group once. We can then draw the triangle graph of G : this is the graph whose vertices are triangles in G, being adjacent if the triangles share an edge. Each time we form a new group we select a vertex in the triangle graph which is not adjacent to any vertex already chosen. However we must also select vertices in such a way as to partition our 3n students, and I do not see how this condition can be translated in the triangle graph. But maybe someone does.

I would be very interested if anyone recognizes a well-known problem, breaks it, or make progress one way or another !

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Star Wars VII as a criminal offense against my youth

23 Décembre 2015, 10:53am

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Publié par Fabien Besnard

Why the new Star Wars episode sucks and how badly it does has been told already by many. So why should I feel the need to add my personal comment ? Well, it's because I took it as a personal assault, an assault against the boy in me who saw episode IV at 6, all in thrill and wonder, and who might not survive his watching episode VII yesterday.

It all began in a Starbucks. You might wonder why the hell I erred in a Starbucks while there are so many nice cafés here in Paris, it's even worldwide known for that. Well it turned out it was the only place where I could sit down in the theatre whereabouts, and I was in a bit of a hurry. I ate there a duck club sandwich with chutney which had the taste of nothing. I do not claim it had no taste, it did, but it was the taste of nothing in particular : I could not have defined what I was eating. I wish I had known this sandwhich was an omen of the things to come...

The movie fails on so many fronts that JJ Abrams - or Jar Jar Abrams as the fans begin to call him - should feel ashamed for the rest of his life. Where to begin ?

The characters : there are like the content of my sandwhich, I don't even know how to define them. I did not expect a Shakespeare play, but at least I should be able to describe them. Take Luke from the original trilogy. You could say he's young, naive, idealistic, brave. I could do the same for Han or Leia : some adjective naturally come to mind when we think about them. But here what do we have ? A random girl with a lightsaber, a random stormtrooper who turns over to the rebellion (forgive me : the resistance) for no particular reason. It says a lot that I can't even remember their names ! The villain is even worse (I can't remember his name either) : while Darth Vader was impressive, here we must content ourselves with a pathetic teenager. While I am at it, there is a name I do remember : Snoke. Sadly he's not a pet or a droid but the uber-villain which replaces Palpatine. Come on. Snoke ?

A movie with main characters so shallow is in bad shape, but could be saved by a brillant cast and a very good script. Do I need to say we have neither ? Only Harrison Ford manages to save something of this wreck, at times. The only magical moment of this movie is when Han Solo, his head inside the star map, tells the young heroes that the events of the original trilogy were real. As if to tell us that they are gone, and will never come back.

The story then ? It saddens me to have to talk about it so I'll make it quick : take episode IV and V, eat them, throw them up, and this is it. Somehow, Abrams got confused about the meanings of "sequel" and "remake". But what I hate most about the "story" is that it pretends episode VI never existed. Episode n+1 has to take the threads left in episode n and knit them onto something new. But not there. Why ? Dunno. Probably Abrams said "screw that, I like Empire vs Rebellion so let's make it First Order vs Resistance and be done with it".

Anyway, incoherences and lack of explanations are beyond count. What's-his-name teenage bad guy makes some impression on his first appearance : he stops a laser beam in flight by the strength of his will, a feat even Vader never accomplished. But at the end of the movie he has his ass kicked by Random Girl who was never trained as a Jedi ! Even Random Stromtrooper, who wields a lightsaber for the first time of his life is a challenge to him ! The scene is so silly I wished I could have helped the writers. Maybe Bad Guy is just playing with them : he would just have to say "guys you amuse me, I will play a bit before killing you", but no, he's just so weak he's having trouble dealing with a stormtrooper and a Jedi newbie. And he says nothing, besides. It's a mute combat. Like in episode I, some would say, but at least in episode I it was beautifully choregraphied and had an awesome music, here you have none of either. I wished with all my heart that Luke could somehow help Random Girl from afar, by telepathy or something - she had visions when touching his lightsaber, so why not - but no : in the end she just remembers : hey I've got to use the Force, stupid me. And in two swift strokes the bad guy is on his ass. Laughable.

On the brighter side, the music, which is so important in Star Wars, is just average, and the special effects are good, not too CGI-laden.

So Mickey the evil mouse had my money, but it won't have it again. I certainly won't see this thing a second time, nor buy the DVD or anything related to this movie. The last tiny hope one can cling to is that whoever writes the next installment does with episode VII what Abrams did with the 6th, pretend it never existed.

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