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Contre la limite pointée

13 Décembre 2015, 11:48am

Publié par Fabien Besnard

Derrière ce titre énigmatique se cache un concept dont j'ignorais l'existence jusqu'à hier, et une mésaventure que je m'en vais vous narrer.

Mon épouse a un élève de Terminale qui a réussi à être bon en maths malgré l'imbécillité des programmes et la faiblesse des horaires. Elle cherchait pour cette perle rare un bouquin qui pourrait quelque peu combler le gouffre entre la Terminale et la Prépa. Je cherche un peu à la Fnac et je trouve ça. En feuilletant dans le métro, je tombe sur le théorème suivant :

Th : Si une fonction f est définie sur un voisinage de a et y admet une limite finie l, alors l=f(a).

Mon sang ne fait qu'un tour : comment peut-on écrire des c..ries pareilles ???

Très déçu par ce bouquin pour cette raison et quelques autres, j'écris un commentaire incendiaire sur amazon. (Je dois être la seule personne qui achète un bouquin à la Fnac et va après sur amazon).

L'auteur me contacte et me demande un contre-exemple. Je lui donne la fonction f qui vaut 0 partout sauf en 0 et vaut 1 en 0. Et je me retiens difficilement de lui envoyer des noms d'oiseau.

Il s'offusque : mais cette fonction n'a pas de limite en 0 ! Comme ça commence à bien faire je l'envoie sur la page wikipedia idoine non sans lui conseiller de reprendre ses études. Mais il m'envoie alors cette autre page wikipedia. Et ces pages ne sont pas d'accord entre elles !

Je découvre alors à ma grande stupéfaction que Bourbaki a donné deux définitions de la limite d'une fonction quand x tend vers a : la limite pointée, qui prend en compte la valeur de f en a si elle existe, et la limite épointée, qui ne la prend pas en compte et qui est la définition universellement utilisée ailleurs que dans l'enseignement français. Que l'existence de la limite d'une fonction puisse dépendre de la valeur de la fonction en un point devrait à mon avis suffire pour comprendre que la limite pointée est une mauvaise notion. Pédagogiquement parlant, c'est une abomination : toutes les limites (à gauche, à droite, aux bornes d'un intervalle ouvert, en l'infini) sont naturellement épointées, sauf les limites en un point de l'ensemble de définition. On introduit donc avec la limite pointée deux cas subtilement différents sans le dire : la limite pointée en un point de l'ensemble de définition (la limite pointée vraiment pointée) et la limite pointée "naturellement épointée". Mathématiquement le théorème choquant énoncé ci-dessus devrait faire douter de l'intérêt de la limite pointée : lorsqu'elle est vraiment pointée et finie, elle ne donne pas d'information utile. De plus ce cas ne se produit que si la fonction est continue en a ! Autrement dit la limite pointée vraiment pointée ne donne une information (la non-continuité) qu'en n'existant pas !

La catastrophe pédagogique apparaît clairement quand on définit la continuité avec la limite pointée. On peut bien sûr faire semblant de donner la même définition que tout le monde :

Déf : f est continue en a ssi la limite de f(x) quand x tend vers a est f(a)

Mais cette définition est une arnaque : avec la limite épointée on fait émerger clairement deux concepts distincts, f(a) d'une part, et la limite de f en a d'autre part, et la continuité est naturellement définie comme le cas où ces deux concepts coïncident, alors que la même définition avec la limite pointée cache le fait que la limite ne peut pas valoir autre chose que f(a) ! Elle devrait donc en toute logique s'écrire :

Déf : f est continue en a ssi la limite de f(x) quand x tend vers a existe et est finie.

Bon, j'arrête le tir, de toute façon tous les bouquins de référence utilisent la version épointée (en particulier Rudin et Spivak, mais aussi Jean-Pierre Marco, et s'il y a bien quelqu'un qui réfléchit à la pédagogie, c'est lui)... tous sauf ceux qui sont encore sous l'influence de Bourbaki et des programmes officiels de prépas en France.

Attention, je ne dis pas que les exceptions terminologiques françaises sont toutes mauvaises. Les définitions de "croissante" et "décroissante" sont par exemple plus cohérentes que les "non-decreasing" et "non-increasing" anglo-saxonnes. Cependant, qu'on le veuille ou non, la langue de la science est aujourd'hui l'anglais, alors à chaque fois que la terminologie française diffère il faut le signaler aux élèves, à moins qu'on ne veuille les enfermer dans des références franco-françaises. La preuve du danger qui guette ici c'est qu'un professeur français peut, en toute bonne foi, énoncer un théorème qui sera considéré comme faux non seulement par les mathématiciens anglo-saxons mais par tous les mathématiciens hors de France, et selon mon expérience par la plupart des mathématiciens français également.

D'une façon générale les terminologies non-standard sont à proscrire dans l'enseignement. Même si on pense que la terminologie standard est déficiente, il faut s'en servir, quitte à attirer l'attention des élèves sur ses défauts, plutôt que de créer artificiellement des quiproquos. Et si, en ayant bien peser le pour et le contre, on décide d'utiliser une terminologie peu commune parce qu'il y a une raison incontournable (ce qui n'est pas le cas ici), il faut absolument le signaler aux élèves, parce que leur rendre intelligible le corpus mathématique disponible à leur niveau doit être la priorité.

MAJ : Je remercie svain et limite pour les deux liens suivants : un texte de Daniel Perrin qui tente de ménager la chèvre et le chou, et un autre de Bertrand Rungaldier qui traite la question probablement dans les termes où elles s'est posée aux rédacteurs des programmes : comment escamoter les difficultés pour que les élèves réussissent les examens sans comprendre le fond de ce qu'on leur enseigne.

Par ailleurs, j'ai réalisé un petit sondage autour de moi auprès d'enseignants du secondaire, de prépa, et de mathématiciens. La plus grande confusion semble régner sur la définition de la limite : seule une minorité a conscience qu'il existe deux définitions en conflit l'une avec l'autre. La majorité des enseignants du secondaire, mais pas la totalité, utilise la définition pointée. En prépa je n'ai pas vu de majorité claire se dégager, et les mathématiciens que j'ai interrogé m'ont tous donné la définition épointée. Bien sûr ce sondage maison n'a pas de valeur scientifique.

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L'éléphant N°12

10 Octobre 2015, 12:14pm

Publié par Fabien Besnard

L'éléphant N°12

Il est sorti, et il est très bien, avec notamment un article de Richard Taillet sur la lumière, et une interview de Catherine Kintzler.

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Séminaires

4 Octobre 2015, 17:33pm

Publié par Fabien Besnard

J'aurai le plaisir de faire un exposé au séminaire du LPT d'Orsay Jeudi 8/10. Je recopie ci-dessous les infos pratiques et l'abstract.

 

Jeudi 8 octobre 2015, 14:30, au LPT, 114

On the interplay between noncommutativity and causality.

 

Abstract:

 

Noncommutative geometry is based on the observation that geometric notions can be defined in an algebraic way, and that the algebraic definition remains meaningful and gains in generality when the assumption of commutativity is removed. In this talk we will explain how order-theoretic notions can be introduced into this scheme, giving rise to noncommutative ordered spaces. We will show on the simple though important example of almost-commutative manifolds that two causally connected events cannot be arbitrarily close together when the algebra is not commutative. Since, as we will argue, noncommutative ordered spaces can be expected to show up in Lorentzian noncommutative geometry as well as in quantum gravity, this result might have some relevance in both areas. We will start from scratch, give many examples, and compare our framework with another approach, based on Lorentzian spectral triples, which is due to Franco.

 

 

 

 


 

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Consultation nationale sur le projet de loi sur le numérique

30 Septembre 2015, 18:24pm

Publié par Fabien Besnard

Je relaie ici un message de Frédéric Hélein à propos de cette consultation très importante.

"Chers Collègues,

Une consultation nationale sur le projet de loi sur le numérique a débuté samedi 26 septembre, pour une durée de trois semaines.
Je vous invite à vous informer à ce sujet et à y participer :
https://www.republique-numerique.fr/consultations/projet-de-loi-numerique/consultation/consultation
Pour participer (voter, commenter, proposer) il suffit pour cela de vous inscrire sur ce site.

L'article 9 intitulé "Libre accès aux publications scientifiques de la recherche publique"
aura un impact CONSIDÉRABLE sur la recherche française.
Il faut saisir cette occasion inédite de donner notre avis et de proposer des amendements, d'autant plus que,
de mon point de vue comme de celui de tous mes collègues qui en ont pris connaissance, ce texte ne donne pas du tout
satisfaction (voir les explications plus bas).

Si vous êtes d'accord avec les explications détaillées ci-dessous, je vous invite donc à voter d'une part contre le texte actuel
(proposé par le gouvernement) de l'article 9 :
https://www.republique-numerique.fr/consultations/projet-de-loi-numerique/consultation/consultation/opinions/section-2-travaux-de-recherche-et-de-statistique/article-9-acces-aux-travaux-de-la-recherche-financee-par-des-fonds-publics
et d'autre part à voter pour la proposition suivante, élaborée par la Direction de l'Information Scientifique et Technique du CNRS :
"Une durée d'embargo plus courte, ne pas entraver le TDM (text and data mining) et ne pas interdire une exploitation commerciale"
https://www.republique-numerique.fr/consultations/projet-de-loi-numerique/consultation/consultation/opinions/section-2-travaux-de-recherche-et-de-statistique/article-9-acces-aux-travaux-de-la-recherche-financee-par-des-fonds-publics/versions/une-duree-d-embargo-plus-courte-ne-pas-entraver-le-tdm-fouille-de-texte-et-de-donnees-et-ne-pas-interdire-une-exploitation-commerciale



Quelques explications :

Les publications scientifiques jouent un rôle vital dans la science,
chaque chercheur en est convaincu. Cela, non seulement car elles
constituent un produit essentiel de la recherche, notamment pour les
applications, mais aussi parce qu'elles nourrissent en retour la
recherche fondamentale. L'accès à ces publications est et restera donc
vital pour la science. En outre, les moyens de recherche, de fouille
dans l'immensité de ces données, rendus possibles par leurs
traitements électroniques, sont en train de devenir un des enjeux
cruciaux dans le futur.

La future loi sur le numérique devra, entre autres, fixer les droits
d'utilisation de ces données. Une question qui fait débat est de
décider si un éditeur peut être propriétaire exclusif des droits
d'exploitation et, en particulier, s'il acquiert l'exclusivité des
droits de fouille des données (TDM : Text and Data Mining) sur les
documents et données qu'il publie. S'il en était ainsi en France, cela
empêcherait une utilisation libre et gratuite de connaissances issues
d'une recherche essentiellement financée par des fonds publics. Cela
constituerait un handicap lourd pour la recherche en France, alors que
beaucoup de pays (Allemagne, Canada, Etats-Unis, Royaume-Uni) ont
clairement opté pour une législation interdisant une privatisation des
données nécessaires au TDM. Ainsi le paragraphe qui stipule que "Les
droits d’exploitation sous une forme numérique [...] sont cessibles à
titre exclusif à un éditeur" est en contradiction avec les principes
qui ont été énoncés plus haut.

Cette loi prévoit également de fixer la période d'embargo, le délai
qui suit la publication d'un article durant lequel l'article n'est pas
accessible gratuitement, à un an pour les articles dans les sciences
exactes et deux ans dans les sciences humaines et sociales. Pour les
mêmes raisons que celles évoquées précédemment, ces délais semblent
excessivement longs et constitueraient un handicap pour tout pays qui
s'imposerait de telles règles. Il serait raisonnable de les ramener à
six mois maximum pour les sciences exactes et un an pour les sciences
humaines et sociales, en conformité avec ce qui est préconisé par la
Commission Européenne sur les programmes ERC et H2020.

Enfin l'Article 9 précise également que la "mise à disposition [d'un
article] ne peut donner lieu à aucune exploitation commerciale",
formulation sans doute trop vague, puisqu'elle suggère la possibilité
pour un éditeur d'accaparer les bénéfices économiques qui pourraient
découler d'une découverte scientifique, ce qui, à nouveau,
constituerait un frein aux exploitations des travaux scientifiques.


Autres documents :
* Note de la DIST-CNRS Consultation projet de loi pour une République numérique
http://www.cnrs.fr/dist/consultation-loi-numerique.html
* Tribune "Favoriser la libre diffusion de la culture et des savoirs" publiée dans le journal Le Monde (10/9/2015)
http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/09/10/favorisons-la-libre-diffusion-de-la-culture-et-des-savoirs_4751847_3232.html
Il est toujours temps de devenir signatairehttp://www.cnnumerique.fr/communs/

Bien cordialement
Frédéric Hélein "

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Conférence sur la Relativité Générale

13 Septembre 2015, 17:27pm

Publié par Fabien Besnard

Je relaie l'annonce suivante qui semble pouvoir intéresser un large public.

À l'occasion du centième anniversaire de la relativité générale, nous vous été invités à organiser un cycle de conférences à la Bnf.

Nous espérons vous y voir nombreux.

Jean Eisenstaedt et Jean Philippe Uzan.
__________________________

Les Mécanos de la Générale : Einstein, 100 ans de relativité générale


Bnf, Petit auditorium

Quai François Mauriac Paris 13e

Les mardis à partir du 6 octobre 2015, 18 h 30 – 20 h.

Entrée libre.

__________________________


mardi 6 octobre 2015, Jürgen Renn, Institut Max-Planck d’histoire des sciences, Berlin,

"La naissance de la théorie de la gravitation d’Einstein"

mardi 13 octobre 2015, Jean E , CNRS/Observatoire de Paris,

"La relativité générale, une théorie longtemps incomprise"

mardi 10 novembre 2015, Dominique, Université de Namur (Belgique), Membre de l’Académie royale des sciences de Belgique,

"Georges Lemaître et la cosmologie relativiste"

mardi 17 novembre 2015, Clifford Will, Université de Floride (États-Unis), Membre de l’Académie nationale des sciences des États-Unis,

"La relativité générale et l’expérience : du système solaire aux trous noirs"

mardi 1er décembre 2015, Jean-Philippe Uzan, CNRS/Institut d’Astrophysique de Paris,

"La cosmologie relativiste aujourd’hui"

mardi 8 décembre 2015, Thibault Damour, Institut des Hautes Études Scientifiques, membre de l’Académie des sciences,

"La relativité générale aujourd’hui, demain et après-demain"

_________________________________________________________________

Organisation : Jean Eisenstaedt, (SYRTE) Observatoire de Paris, Jean Philippe Uzan (Iap).

Programme sur http://syrte.obspm.fr/histoire/semin1_histoire.php

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Le scandale du bac 2016

6 Juillet 2015, 18:18pm

Publié par Fabien Besnard

Je ne prends pas un grand risque en vous annonçant dès aujourd'hui que les sujets de maths-SVT-Physique-Chimie (rayer les mentions inutiles) de la session 2016 seront beaucoup trop difficiles pour les élèves. Une pétition sur internet sera d'ailleurs lancée, à grand renfort de tweets offusqués.

Je prends pas un grand risque, parce que depuis quelques années chaque millésime voit naître son petit scandale : sujet fuité, sujet de maths "trop dur" ou mal rédigé, noté sur 24. Au cas où vous ne seriez pas au courant, le dernier concerne le sujet de physique, et particulièrement l'exercice 1. (voir ici les sujets et les corrigés)

Cet exercice n'a pourtant rien de difficile, et il est assez choquant de voir des candidats qui semblent sincèrement stupéfaits qu'on puisse leur demander des choses pareilles...

Mais, ainsi que le note le président de l'Union des professeurs de physique-chime, un "fossé abyssal s’est creusé entre les attentes du programme et le niveau moyen des élèves sortant de terminale S".

En fait, il devient de plus en plus difficile de créer des sujets assez enfantins pour que les élèves les réussissent à coup sûr ! Autrement dit, le système commence à se fissurer : on n'arrive plus à cacher la misère !

Et c'est plutôt une bonne nouvelle.

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Hors-série jeux de L'éléphant

1 Juillet 2015, 10:02am

Publié par Fabien Besnard

Veuillez m'excuser pour ces quelques instants de publicité, mais j'ai pensé que vous pourriez apprécier le numéro hors-série spécial jeux du magazine L'éléphant. Il est actuellement en kiosque et le restera tout l'été.


Bronzez intelligent avec l'éléphant en mettant votre culture générale à l'épreuve !

Je précise que j'ai rédigé les questions de maths et de physique, avec toute la perversité dont vous me savez capable. J'assume donc ma pleine et entière responsabilité en cas de maux de tête !

Hors-série jeux de L'éléphant

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Tout faux

24 Janvier 2015, 16:43pm

Publié par Fabien Besnard

Corrigeant un tas de copie himalayesque, j'ai allumé hier la télé sur France 5 pour me distraire un peu pendant cette tâche ingrate. Je suis tombé sur ça :

(Il faut regarder de 41'52 à 43'10, voire plus longtemps si vous avez le cœur bien accroché)

Un certain GF (je préfère ne pas le citer pour ne pas lui faire une publicité qu'il mériterait pas, même si elle était négative), chargé de mission à l'inspection générale de l'EN, a réussi à aligner tous les clichés de la pédagogogie en moins de deux minutes, une prouesse : que l'autorité ne serait pas un préalable mais "se construirait" (bonne chance à tous les collègues qui n'arriveraient pas à la construire rapidement...), le problème de l'EN serait "qu'il y a trop de disciplinaire*", pas assez de "vivre ensemble", trop de cours de magistraux où les élèves s'ennuient "surtout dans ces populations là", et que le grand tort du "disciplinaire", c'est de conduire à la sélection (j'imagine qu'il préfère la sélection par l'argent ou la naissance, ou bien qu'il envisage de déterminer qui sera ingénieur ou médecin par tirage au sort) ...

J'étais si énervé que je n'arrivais plus à corriger mes copies... J'espère que le public n'est pas dupe - et je devine qu'il ne l'est pas - et sait que ce sont des gens comme lui qui sont au pouvoir dans l'EN depuis des décennies et l'ont conduit à sa perte. Si je l'avais en face de moi je lui dirait que les élèves vomissent les préchis-préchas sur la citoyenneté, le vivre ensemble et le tri sélectif, et ne respectent qu'une seule chose : l'exigence, surtout dans "ces populations là".

* Je précise à l'attention de ceux qui ne sont pas familiarisés avec le jargon éduc nat que l'adjectif "disciplinaire" qualifie les cours où l'on dispense quelque contenu,comme l'Histoire ou les mathématiques par exemple, et s'oppose donc au transdisciplinaire, parcours de découverte, AP, TIPE, ECJS, et autres animations dont les horaires enflent à mesure que le temps passe.

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L'éléphant N°9

16 Janvier 2015, 17:04pm

Publié par Fabien Besnard

Puisque ces jours-ci vous allez régulièrement chez votre marchand de journaux pour vérifier s'il a reçu Charlie, profitez-en pour acheter l'excellent Éléphant n°9, la revue de culture générale (le remède contre l'obscurantisme).

Vous y trouverez une interview de Cédric Villani. Bon, c'est vrai qu'on s'attend maintenant à trouver des interviews de Villani jusque dans la gazette de l'amicale des boulistes de Mourmelon, mais vous verrez il a des choses intéressantes à dire. Bonne lecture !

L'éléphant N°9

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Hommage à Charb

7 Janvier 2015, 19:32pm

Publié par Fabien Besnard

Hommage à Charb

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